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vendredi 31 mai 2013

[Chronique] Le divin enfer de Gabriel





Parution le 25 avril 2013
chez Michel Lafon
551 pages - 15.15 E
Série Terminée en 3 tomes




"L'énigmatique professeur Gabriel Emerson, spécialiste reconnu de Dante, devient la nuit tombée l'apôtre d'une vie libertine sans complexe, son charme lui permettant d'assouvir ses moindres désirs. Mais sous cette assurance se cache en réalité un passé sombre qui le torture et lui ôte tout espoir de rédemption. Quant l'innocente Julia devient son étudiante, une mystérieuse connexion sensuelle attire Gabriel vers elle au point de compromettre sa carrière. La fascination et la séduction l'obligeront à se confronter à son passé, à travers une relation où rôde sans cesse l'ombre de La Divine Comédie et de Béatrice, la muse de Dante."
 








Apres le triomphe de la saga 50 nuances de Grey, il était évident que chaque éditeur proposerait son petit bout de littérature érotique et désirerait son moment de gloire, car on ne change pas une équipe qui gagne ou plutôt un style qui gagne. Cependant, on ne peut obtenir un succès à tous les coups. 

Gabriel Emerson est un professeur au charme ravageur. Spécialiste de Dante, il est le seul à l’enseigner dans la ville de Toronto et devient rapidement le tuteur de la belle et innocente Julia, qui entame une thèse sur la Divine Comédie. Au départ, Celui-ci se montre odieux avec elle, sans qu’on en sache réellement la raison, puis leur relation évolue autour de leur passion commune pour Dante et l’Italie. Gabriel n’a alors plus qu’une idée en tête : posséder Julia à tout prix, ce qui pourrait bien compromettre la carrière de ce séduisant professeur. 

Autant vous le dire tout de suite, nous sommes ici en présence d’une énième histoire autour du thème du désir entre un homme beau comme un Dieu que toutes les femmes désirent et une jeune étudiante naïve et sans expérience. En général, ces romans ne me déplaisent pas mais dans le livre de Monsieur Reynard, les personnages sont si caricaturaux et ont si peu de profondeur que j’ai très vite décrochée de mon enthousiasme de départ. 

Gabriel est un homme plein d’assurance (un peu trop même), libertin et dominateur. Bien évidemment, se cache derrière son attitude quelque peu obséquieuse un passé sombre et torturé. Son côté un peu excessif pourrait plaire à certaines malheureusement, ce n’est pas mon cas. Mais je vous rassure, ce n’est pas le pire. 

Julia, qui ne sait pas réellement ce qu’elle veut dans la vie à part mettre au point sa thèse, est le prototype de l’héroïne agaçante qui s’identifie à une sale gamine capricieuse. Elle est obsédée par Gabriel depuis des années et à enfin l’occasion de l’avoir mais le fais poireauter encore et encore ce qui a la longue à le don de m’exaspérer. Pourtant sa gentillesse et sa fragilité m’avait touché au départ… 

Si vous vous attendez à une histoire ou le sexe est omniprésent, vous allez être déçus : Une tension sexuelle est palpable, mais Gabriel souhaite la rédemption avant d’accepter que Julia s’offre à lui. Ils apprennent donc à se découvrir, à se dévoiler peu à peu, ce qui change des autres romans du même style. 

Leur histoire évolue de la même manière que celle de Béatrice et Dante dans la Divine Comédie, de nombreux parallèles sont faits entre les deux histoires, c’est d’ailleurs à mes yeux le fil conducteur de ce roman. Gabriel n’hésite pas à appeler son étudiante « Béatrice » et à la considérer comme tel. Je ne connais pas forcement l’univers de Dante mais il peut être intéressant de s’y intéresser suite à cette lecture. 

L’écriture de Sylvain Reynard est agréable, la pâte masculine se ressent et donne un petit charme à ce roman. Cependant, il y a souvent beaucoup trop de longueurs et d’attentes pour finalement obtenir des révélations peu croustillantes et cela est bien décevant. 

Vous l’aurez compris, « le divin enfer de Gabriel» est un roman sans grande nouveauté, sauvé par l’écriture et le style de son auteur. Ces 550 pages ont été difficiles à terminer et je ne lirais pas la suite de cette saga qui ne m’a pas emporté comme je l’aurais voulu. 

Je vous invite malgré tout à consulter les avis de mes collègues blogueurs qui ont en majorité apprécié leur lecture. Je remercie également Camille, la superbe attaché de presse des éditions Michel Lafon pour l’envoie de ce livre.


4 commentaires:

  1. J'ai l'impression que tous les romans du style fifty shades sortis récemment se répètent... C'est pour ça que je n'en lis plus pour l'instant !

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  2. bon et bien apparemment je ne regrette pas de ne pas avoir postulé pour celui-ci...lol de toute façon, je suis un peu lasse de ce genre de lecture même si au début j'ai été vachement emballée :)

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  3. Je suis contente de lire un avis sur ce livre, j'en ai lu très peu..
    Je n'aime pas du tout les livres du genre 50nuances de gris, d'ailleurs je n'en ai lu aucun ni même ceux du même genre...Et pourtant, celui-ci attise ma curiosité...Je pense me laisser tenter!
    Merci pour ton avis

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  4. Coucou =) En effet comme tu le dis, les romances érotiques sont à la mode, et c'est dommage que certaines n'ont pas le charmes d'autres. Comme dans tout il y a du bon et du moins bon, afin de profiter du meilleur. Je testerai surement, mais les avis sont très peu positifs, sauf pour l'écriture.

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