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vendredi 16 octobre 2015

[Chronique] La porte de la salle de bain






Parution le 1er octobre 2015
chez Talents Hauts
64 pages - 7.00 E
Collection: Ego
One Shot




"J'attendais mes seins avec impatience. C'est à partir des p'tits oeufs au plat que tout s'est déglingué. Comme s'ils s'étaient passé le mot pour gâcher ma joie toute nouvelle. Ça a commencé dans le bus. C'est là que j'ai vu le regard des hommes changer. Enfin de certains hommes... Ceux-là, ils ne se gênaient pas pour me regarder. Ou plutôt pour me regarder directement dans les seins. Pas gênés ! Tranquilles. Je détestais ça."
 







Pourquoi ce livre?
Je ne connaissais pas encore la collection Ego des éditions Talents Hauts même si j'en avais déjà entendu parler sur la blogosphère. C'est pourquoi quand Gabriel Lucas m'a proposé de travailler avec lui, je n'ai pas pu refuser et j'étais très heureuse de découvrir ce livre et cette nouvelle collection.


De quoi parle t-il?
Mia arrive au début de l’adolescence, l'âge ou le corps d'une femme commence a se métamorphoser et cela, Mia en est très heureuse! Elle veux vite devenir une belle femme comme maman, cependant ce dont elle ne s'attendait pas, c'est à la réaction de son beau-père qui depuis son évolution corporelle n'hésite pas à rentrer dans la salle de bain à chaque fois sans aucune raison. Mal à l'aise et apeuré, Mia essayera par tous les moyens d'éviter cet homme...


Que penser de l'histoire et des personnages?
La porte de la salle de bain est une histoire courte mais qui vous laisse réfléchir un bon moment après lecture. Sandrine Beau arrive en seulement 60 pages a nous percuter violemment et à nous intégrer dans cette mini histoire qui traite d'un sujet pour le moins difficile à décrire: la pédophilie. 

Ce roman en deux temps nous parle en premier lieu de Mia, une jeune fille comme les autres qui se pose des questions sur son corps et qui vit dans une routine journalière avec son petit frère et sa mère qui s'est remise d'une dépression il y a peu grâce a son nouvel amoureux: Loyd. Ce dernier, artiste a ses heures perdues fais beaucoup rire les enfants malgré son inactivité dans la maison, inactivité que voit d'un mauvais œil Maminette, la superbe grand mère attentive et suspicieuse. Jusque la tout roule, puis les pages se tourne et la tension monte, le rythme du roman accélère et le mal être de Mia se fait ressentir. On passe de la joie à la peur et à la souffrance. On voit Loyd changer de comportement, entrer dans la salle de bain sans raison, lui interdire de fermer le verrou, et même la regarder et la surveiller pendant son sommeil. Une seule question se pose dans notre tête: Mais jusqu'au va t-il aller? 

Mia, notre héroïne a conscience de tout cela mais n'ose même pas en parler a sa mère pour ne pas détruire le bonheur qu'elle a mis tant de temps a reconstruire. Alors elle feinte, tente par tous les moyens de résister, se réfugie de plus en plus souvent chez sa Maminette, pour passer du temps au calme, réfléchir a des solutions et contrer les plans de son beau père qui a eu l'intelligence de mettre sa mère de coté et de transformer toutes les situations à son avantage. Mia se renferme comme une huitre, perd de sa vivacité et nous avons peur de ce qu'elle va faire.


En conclusion?
Un petit roman alertant, puissant écrit avec un mélange de douceur et de force. Sandrine Beau a su nous transporter avec génie dans le monde féroce et tabou de la pédophilie tout en intégrant l'innocence et la fraicheur de l'enfance.

Je remercie les éditions Talents Hauts et surtout Gabriel Lucas pour l'envoi de cette ouvrage.


3 commentaires:

  1. J'ai très envie de le lire !

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    1. Il faut! C'est très court et très intense,il vaut le détour!

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  2. Waouh ! Une belle conclusion à cette chronique!
    Vous avez su traiter le sujet avec pudeur et vérité, bravo!

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Merci de votre commentaire, j'essayerais de répondre a tous le monde!