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vendredi 15 janvier 2016

[Chronique] Comment braquer une banque sans perdre son dentier





Parution le 5 février 2015
chez Pocket
400 pages -  16.90E
Éditeur d'origine: Fleuve Édition
One Shot



Ils s'appellent Märtha, Stina, Anna-Greta, le Génie, le Râteau, ils chantent dans la même chorale et vivent dans la même maison de retraite. Nourriture insipide, traitement lamentable, restrictions constantes, pas étonnant que les résidents passent l'arme à gauche. Franchement, la vie ne serait pas pire en prison ! D'ailleurs, à Stockholm, elles ont plutôt bonne presse... Voilà l'idée ! Les cinq amis vont commettre un délit et faire en sorte d'être condamnés : en plus d'avoir la vie douce, ils pourraient redistribuer les bénéfices aux pauvres et aux vieux du pays. Un brin rebelles et idéalistes, un peu fous aussi, les cinq comparses se lancent dans le grand banditisme. Mais évidemment rien ne va se passer comme prévu...







Pourquoi ce livre?
Je me promenais dans le rayon librairie d’un magasin lorsque je fus attirée par ce livre : sur la première de couverture étaient dessinés cinq petits vieux traversant un passage piéton. Un titre accrocheur « comment braquer une banque sans perdre son dentier » et la quatrième de couverture me promettaient de passer un moment passionnant à suivre les tribulations d’une bande de retraités décidés à devenir bandits. Pour finir, des avis dithyrambiques de magazines célèbres étaient cités afin de prouver cette assertion. Devant tant d’éléments « marketing », j’avoue : j’ai été faible et j’ai acheté ce livre.


Que penser de l'histoire?
Malheureusement, ce livre m’a beaucoup déçue. En effet, malgré une ou deux « pépites » d’humour et des personnages décidés à révolutionner l’organisation de leur maison de retraite,  touchants par leur volonté de « vivre un troisième âge radieux…[et] de faire un peu la nouba à l’automne de la vie », je suis ressortie de ma lecture avec l’impression que ce livre aurait dû être mieux.

En effet, l’invraisemblance de certaines scènes, la répétition de passages moralisateurs sur la situation des seniors alors que l’histoire en elle-même faisait très bien passer le message et le fait que le braquage du siècle tant attendu ne se produise qu’à la suite de plusieurs délits amenuisent l’effet attendu.

Ce livre a une suite : « Le gang des dentiers fait sauter la banque » que je ne lirai pas car je n’en attends rien de nouveau par rapport à celui-ci.


En conclusion?
Je conclurai mon commentaire par une citation que je trouve très appropriée de Karina Hocine, directrice générale des éditions Lattès. « La quatrième de couverture doit créer le désir, oui, mais tout en ressemblant au livre: l'équilibre n'est pas toujours facile à trouver. Et le pire est de tromper le lecteur avec une accroche mensongère » .


Extrait du livre

" Martha songea à tout ce qu’ils avaient réussi à faire pendant ces quelques jours de liberté…Comme elle aurait aimé que d’autres, là-bas, puissent avoir la même vie qu’eux ! Il y avait certainement quelque chose qui clochait dans cette société quand on était obligé de devenir délinquant pour s’amuser un peu à l’automne de sa vie... " 






1 commentaire:

  1. Dommage qu'il ne t'ai pas plu, il avait l'air sympa mais je comprends tout a fait ton avis :/

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