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mardi 26 janvier 2016

[Chronique] Le cahier de Maya





 Parution le 29 mai 2013
chez Grasset
Collection: Littérature Etrangère
  462 pages - 21.90 E
One shot



"Maya a 19 ans, et déjà toute une vie derrière elle. Une enfance heureuse avec ses grands-parents dans une belle maison de Berkeley où règnent l’amour, la culture, l’indulgence. Puis la mort de son grand-père adoré, et le début d’une longue descente aux enfers. La drogue, l’alcool, les mauvaises rencontres et les nuits de débauche… Maya se laisse prendre dans les filets de malfrats de Las Vegas. Traquée, poursuivie par des agents du FBI et des dealers, elle finit par trouver refuge sur une île au sud du Chili, terre natale de sa grand-mère, qui va tout mettre en œuvre pour sauver sa petite-fille et lui redonner des raisons de vivre."
 







Pourquoi ce livre? De quoi parle t-il?
Je suis avec attention les parutions d’Isabel Allende depuis que j’ai découvert son premier livre « La Maison aux esprits » paru en 1982. Cette auteure a l’habitude de ne pas s’embarrasser de fioritures dans les titres de ses livres et d’aller droit au but. Aussi, « el cuaderno de Maya » (cauderno = journal) porte bien son titre puisqu’il s’agit du journal intime d’une jeune fille de 19 ans, Maya VIDAL, qui se retrouve exilée dans une petite île du Chili, recherchée par des trafiquants et par la police. Elle profite du temps « qui s’étire » pour raconter comment elle en est arrivée là.


Que penser de l'histoire?
J’ai lu ce « cahier » avec passion et d’une seule traite, malgré les bonds dans le passé, le présent et le futur que Maya nous fait faire, car « [sa] mémoire se déplace en cercles, en spirales, et par sauts de trapèze », sans pour autant qu’elle perde ses lecteurs dans le labyrinthe de sa vie.

Bien que certaines scènes sont parfois insoutenables à lire, j’ai été attendrie par cette gamine qui a dû survivre à l’abandon de ses parents, à la violence, les meurtres, la prostitution, l’alcool et à la drogue.

Ce livre est la quête d’une jeune fille qui essaie de retrouver son âme parmi les méandres de sa vie et comme pratiquement dans tous ses livres, Isabel Allende nous apprend qu’on ne peut se réaliser qu’entourés par nos proches et protégés par « les esprits » de notre famille.

J’ai retrouvé avec plaisir les thèmes chers à l'auteure : la quête personnelle, la dénonciation de la condition féminine au Chili (elle a créé une fondation internationale pour venir en aide aux femmes en difficulté) et la dictature de Pinochet (l’ancien Président, Salvador ALLENDE, était de sa famille).

Dans le livre, Isabel Allende annonce son prochain roman, Le Jeu de Ripper, quand la grand-mère de Maya, Nini, fait appel aux membres de ce réseau (réunis pour résoudre des affaires criminelles) pour retrouver Maya. J’aurais l’occasion de vous en reparler…



Extrait du livre

" Ma grand-mère et Blanche-Neige sont convaincus que le secret n’existe plus, que l’on peut connaître la vie intime de n’importe qui et que personne ne peut se cacher, car il suffit d’utiliser une carte de crédit, d’aller chez le dentiste, de monter dans un train ou de passer un appel téléphonique pour laisser une piste ineffaçable. Pourtant, chaque année des centaines de milliers d’enfants et d’adultes disparaissent pour  une raison ou une autre : séquestration, suicide, assassinat, maladie mentale, accidents ; beaucoup fuient la violence domestique ou la loi, entrent dans une secte ou voyagent sous une fausse identité, sans parler des victimes du trafic sexuel et de tous ceux qui sont exploités dans le travail forcé comme esclaves. Actuellement, d’après Manuel, il existe vingt-sept millions d’esclaves, bien que l’esclavage ait été aboli dans le monde entier. " 






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