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vendredi 26 février 2016

[Chronique] L'immeuble des femmes qui ont renoncé aux hommes





Parution le 7 Mai 2014
chez Michel Lafon
  256 pages - 14.95 E
One Shot




Les hommes sont omniprésents dans cet immeuble de femmes… dans leurs nostalgies, leurs blessures, leurs colères et leurs désirs enfouis. Cinq femmes d’âges et d’univers différents unies par un point commun fort : elles ne veulent plus entendre parler d’amour et ont inventé une autre manière de vivre… Jusqu’au jour où une nouvelle locataire vient bouleverser leur quotidien. Juliette est séduite par leur complicité, leur courage et leurs grains de folie. Mais elle, elle n’a pas du tout renoncé ! Et elle le clame haut et fort. Va-t-elle faire vaciller les belles certitudes de ses voisines ?
 






Pourquoi ce livre?
Depuis un an, je suis tout particulièrement attirée par les livres dont les titres sont à rallonge tels que celui de Tom SHARPE - WILT : Tome 1 "Comment se sortir d’une poupée gonflable et de beaucoup d’autres ennuis encore" ou celui de Catharina Ingelman-Sundberg "Comment braquer une banque sans perdre son dentier". Après avoir été échaudée par ce dernier, j’ai hésité à acquérir "L’immeuble des femmes qui ont renoncé aux hommes" mais étant également intéressée par les personnages féminins trentenaires et/ou féministes, j’ai quand même pris le risque d’être déçue.

De quoi parle t-il?
Juliette débarque dans un immeuble dans lequel cinq femmes résident ensemble et suivent une seule règle: "Pas de maris, pas d’amants, pas de plombiers, pas d’électriciens, pas de livreurs de pizzas, pas d’hommes !". L’auteur nous fait découvrir petit à petit les raisons pour lesquelles celles-ci ont choisi ce mode de vie.


Que penser de l'histoire?
Je m’attendais à un roman alliant la légèreté des papotages entre femmes (que certains pourraient penser futiles) et la volonté de celles-ci d’être elles-mêmes, indépendantes et autonomes, tout ce que promettait, en mon sens, le titre du livre. Malheureusement, l’ambiance tant attendue s’est étiolée au fur et à mesure de la découverte de leurs regrets et de leurs douleurs, qui n’ont pas pu se reconstruire.

Dans une interview, l’auteur indique que, comme dans son métier de photographe, elle a voulu dresser le portrait du quotidien de femmes d’aujourd’hui. Cependant, je ne pense pas que les personnages décrits soient si ordinaires que ça (une danseuse étoile, une monteuse d’images…) et que leur choix de vie soit celui du plus grand nombre. Certes, Karine Lambert a réussi à capter les émotions mais les sentiments ne sont pas assez approfondis, je n’ai pas réussi à m’attacher à ces femmes, j’aurais voulu en savoir plus sur elles. Bref, je suis restée sur ma faim.

En juillet 2014, l’auteur annonçait qu’elle était en train d’écrire un nouveau livre du même moule, mais cette fois-ci, pour laisser la parole aux hommes. A ma connaissance, celui-ci n’est pas encore paru. Après cette lecture, je ne peux que mettre en garde les lecteurs sur ces romans à titre racoleur, en particulier les derniers parus, qui, je pense, veulent profiter du succès des premiers romans du genre, comme si le titre d’un livre pouvait expliquer tout l’engouement des lecteurs pour un livre.


Extrait du livre

« -Ah ! le désir… C’est un beau sujet ! Elles se taisent, stupéfaites. Une voix grave a parlé dans le hammam. Je pensais que c’était pour les filles ici -Le désir, c’est l’Etna, le Vésuve, le Stromboli, poursuit la voix. -je croyais qu’on était seules, chuchote Rosalie. -Vous avez renoncé aux hommes ? Personne ne bronche. -J’ai toujours mis les femmes sur un piédestal. Les femmes sont plus courageuses, plus vraies. Je deviendrais fou sans femme. La vie sans femme, ce ne serait pas la vie. J’aime ma femme. C’est quoi cet ovni qui dit j’aime ma femme dans un hammam ? -la femme, c’est un volcan, c’est merveilleux. […] j’aime l’idée de finir ma vie à côté de la femme que j’ai choisie et qui m’a dit oui. »






1 commentaire:

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