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vendredi 4 mars 2016

[Chronique] Le nom de Dieu est miséricorde





Parution le 12 janvier 2016
chez Bayard
Collection: Documents
 170 pages - 15E
One Shot




« L'Église n'est pas là pour condamner, mais pour permettre la rencontre avec cet amour viscéral qu'est la miséricorde de Dieu. Pour que cela se produise, il est nécessaire de sortir. Sortir des églises et des paroisses, sortir et aller chercher les gens là ou ils vivent, ou ils souffrent, ou ils espèrent. » Franciscus.








Pourquoi ce livre ?
Mes relations avec la religion fluctuent selon ce qui se passe dans ma vie, dans celle de mon entourage ou selon les actualités. Par conséquent, mes opinions alternent entre "Dieu nous aide", "Dieu est indifférent", "Dieu est fatigué de nos péchés et nous a laissés tomber" et "Dieu n’existe pas". C’est pourquoi j’étais curieuse de lire les messages du nouveau Pape François et je remercie les éditions Bayard de m’avoir offert l’occasion de confronter mes incertitudes avec ses croyances.


De quoi parle t-il?
Ce livre est un recueil des plus importants discours prononcés par le Pape François, depuis le début de son Pontificat.

Le message principal donné par le Pape François c’est que Dieu est amour : il n’a pas l’intention de nous punir de nos péchés, il nous attend, prêt à nous accueillir, pour peu que nous le voulions.

Je trouve ce message important dans le sens où, face à la douleur, la maladie, la violence et  la méchanceté, nous avons tendance à mettre tout cela sur le compte d’un Dieu vengeur, car à ce moment-là nous nous rappelons les textes de la Bible parlant de Sa colère: Adam et Eve, les 7 plaies de l’Égypte…  en oubliant des textes  sacrés plus positifs (le fils prodigue, le Samaritain…).

Le Pape François rajoute que Dieu étant miséricordieux, nous devons suivre le même chemin et pardonner aux autres les souffrances qu’ils nous font subir.

Et là, ma première réaction à la lecture de ce passage a été de considérer le Pape François comme étant loin de la réalité quotidienne car nous sommes dans une société qui est plus encline à profiter des faiblesses des personnes qu’à exprimer de la solidarité. Comment, à ce moment-là, pouvons-nous pardonner à des personnes qui nous font souffrir ? Et si nous pardonnons, celles-ci ne pourraient-elles pas recommencer ?

Cependant, j’ai constaté, durant ma lecture, que le Pape s’appuyait sur des évènements actuels (les guerres, la drogue, la mondialisation..) pour nous  donner envie de retrouver des valeurs comme le respect, la bonté, la gentillesse. Or, celles-ci sont certes des préceptes de l’église, mais fondamentalement et avant tout des valeurs humaines.

De plus, devant la démission des parents de plus en plus démunis, de l’école et de la société, qui peut encore faire en sorte que les jeunes gardent ces valeurs ? Vers qui pouvons-nous nous tourner ?


En conclusion?
Le Pape François s’adresse plus aux athées, aux  indécis, aux malheureux et  aux exclus qu’aux croyants : il nous dit que lui aussi a eu des doutes, que c’est normal, qu’il entend nos souffrances, qu’il nous comprend et il nous montre un chemin à suivre. Il ne discourt pas comme quelqu’un qui fait la morale,  il n’utilise pas les mots « vous devez…il faut… » ; au contraire, il utilise principalement le pronom « nous ». Il se met sur le même plan que nous. Grâce à sa personnalité, je pense que certains pourraient se rapprocher d’une église souvent jugée trop conservatrice.


Extrait du livre
« Dieu ne nous demande rien qu’il ne nous ait donné auparavant : « Nous aimons parce que Dieu lui-même nous a aimés le premier » (1 Jn 4,19). Il n’est pas indifférent à nous. Il porte chacun de nous dans son cœur, il nous connaît par notre nom, il prend soin de nous et il nous cherche quand nous l’abandonnons. Chacun de nous l’intéresse ; son amour l’empêche d’être indifférent à ce qui nous arrive. Mais il se peut que, quand nous allons bien et prenons nos aises, nous oubliions de penser aux autres (ce que Dieu le Père ne fait jamais), nous ne nous intéressions plus à leurs problèmes, à leurs souffrances et aux injustices qu’ils subissent. Notre cœur tombe dans l’indifférence : alors que je vais relativement bien et que tout me réussit, j’oublie ceux qui ne vont pas bien. Cette attitude égoïste a pris aujourd’hui une dimension mondiale, au point que nous pouvons parler d’une mondialisation de l’indifférence. Il s’agit d’un malaise que, comme chrétiens, nous devons affronter. »






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