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jeudi 31 mars 2016

[Chronique] Les variants, tome 1





Parution le 9 janvier 2013
chez Le Masque 
Collection: MSK
  329 pages - 17 E
 Série terminé en 2 tomes




Bienvenue à Maxfield Academy.
Vous pouvez rejoindre les gangs suivants : la Société, le Chaos, les Variants.
Un seul mot d'ordre : SURVIVRE. 
Une seule issue : la FUITE.
Et surtout : NE FAITES CONFIANCE A PERSONNE.








Pourquoi ce livre ? 
Proposé à Sharlène par les éditions du Masque, j’ai demandé à celle-ci si je pouvais en faire la chronique car j’étais attirée par la quatrième de couverture. En effet, j’ai trouvé la présentation originale puisqu’au lieu de nous proposer le résumé de l’histoire, elle nous promettait d’être nous-même les acteurs d’une aventure exaltante et dangereuse. Je remercie donc les éditions du Masque de nous avoir donné la possibilité de le lire.


De quoi parle t-il?
Benson Fisher est un jeune homme de 17 ans que la vie n’a pas épargné. De père inconnu, abandonné par sa mère, il a été baladé de familles d’adoption en familles d’adoption et n’ait jamais arrivé à s’intégrer dans aucun établissement scolaire. Aussi, quand il entend parler d’un collège privé, Maxfield Academy, qui accueille spécialement les enfants adoptés, il n’hésite pas à s’y inscrire, pensant que c’est sa dernière chance de s’en sortir. Cependant, dès son arrivée, il comprend que ce collège n’est pas comme les autres et que les règles imposées en font une prison, où il n’y a que trois choix :
-    Se conformer strictement aux règles du jeu en intégrant  La Société,
-    Utiliser la force pour prendre le pouvoir sur les autres gangs grâce aux membres du Chaos,
-    S’enfuir avec les Variants.


Que penser de l'histoire?
Ma première réaction au commencement de ma lecture a été : « oh non : encore une énième histoire sur des adolescents enfermés et qui essaient de s’enfuir ! (les livres Labyrinthe, Divergente et Les Variants ont été publiés respectivement  en 2009, 2011 et 2013).

Cependant, je dois dire que je me suis laissé porter par l’histoire : je voulais connaître les raisons de l’existence de ce collège, même si je dois avouer qu’une partie de l’histoire était prévisible pour moi.

Même si je regrette que le dernier chapitre du tome 1 ne soit pas le premier chapitre du tome 2, je comprends le choix de l’auteur car, pour ma part, la fin du 1er tome m’a laissée pantoise, je ne m’y attendais pas du tout et cela a relancé ma curiosité pour lire le second tome: Les Fuyants.

Je me suis aussi demandé si Benson Fisher avait raison d’avoir choisi une de ces  voies et les points de vue des différents protagonistes n’ont pas été sans intérêt pour moi.

J’y ai aussi trouvé un parallèle avec la vie réelle : devons-nous nous conformer aux règles imposées par la société, par l’entreprise où nous travaillons, pour assurer notre confort matériel, même si celles-ci ne sont pas compatibles avec nos valeurs ou devons-nous prendre le risque de tout perdre, afin de sauvegarder notre âme ?

De plus, le cas des enfants abandonnés est un véritable problème de société  tout particulièrement aux Etats-Unis : certains sont adoptés « en seconde main », en « rehoming », via des petites annonces, d’autres sont échangés entre familles adoptives ou sont utilisés pour recevoir des allocations.


En conclusion?
Au-delà des considérations citées ci-dessus, je conseille ce livre car il est facile à lire, le suspense est bien présent et c’est un bon moyen d’évasion (sans jeux de mots).


Extrait du livre

« Ma dernière famille en date étaient les Coles. Mr Coles était propriétaire d’une station-service, et dès le jour de mon arrivée, je m’étais retrouvé derrière le comptoir. Au début, c’était seulement en fin d’après-midi, mais bientôt j’y avais passé mes samedis et mes dimanches, parfois même le matin avant d’aller en cours. J’avais manqué tous les tests qui m’auraient donné une chance d’entrer dans l’équipe de foot. Je ne pouvais jamais aller à des fêtes, auxquelles je n’étais d’ailleurs pas invité. Quand j’avais demandé à être payé pour mon travail, Mr Coles m’avait répondu qu’étant de la famille, je ne devais pas m’attendre à une rémunération.
-    Nous ne demandons rien en échange de l’aide que nous t’apportons, avait-il déclaré. »







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