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mardi 8 novembre 2016

[Chronique] La Spirale des Abysses






Parution le 25 aout 2010
chez Flammarion
  461 pages - 19.90 E
One Shot



Jusqu'où peut-on aller pour retrouver son fils ? Cette question, Serge Papadakis, ex-mercenaire et ancien policier d'élite du Service de protection des hautes personnalités, n'aurait jamais dû se la poser. Il ignorait l'existence de Thomas, conçu trente ans plus tôt et disparu depuis peu. Succombant à sa pulsion de paternité, il se lance sur ses traces. Une route inattendue, terrifiante, placée sous le signe de la violence et de la barbarie. Qui est vraiment Thomas ? Que cherche-t-il ? Quels sont ces spectres qui le hantent ? Confronté à l'inimaginable, Papadakis verra ses certitudes vaciller, emportées dans le tourbillon de la Spirale des abysses.








Pourquoi ce livre ? La Spirale des Abysses est un livre qui m'a été prêté par Sharlène. Ne connaissant pas l'auteur, j'ai pensé que cela serait intéressant de découvrir un nouvel univers.


De quoi parle t-il ?
La Spirale des Abysses est une lancinante descente aux enfers qui touche toute la famille Papadakis. En effet, né d'un père devenu brutal à la suite d'un accident de chantier, témoin de la mort de sa mère, Serge Papadakis est envahi toute sa vie par une rage viscérale qui l'emporte vers la violence la plus profonde. Dominé par elle, il en vient à en faire son métier : il deviendra légionnaire puis mercenaire.
Des décennies plus tard, il décide de vaincre ses démons en revenant en France pour créer une entreprise de sécurité. Cependant, le passé le rattrape quand son ex-femme lui apprend que son fils a disparu. Nous suivons alors le personnage qui, à travers son enquête pour retrouver son fils, va faire connaissance peu à peu avec celui-ci, et par delà, se découvrir lui-même.


Que penser de l'histoire ?
L'histoire est prenante ; la narration est construite de façon à nous rappeler sans cesse que le monde du personnage principal est celui d'un homme d'armes : les phrases courtes et hachées ont le rythme cadencé du pas du soldat, le ton autoritaire d'un ordre et la violence d'une arme qui s'abat sur un homme.

La narration est également sans fioritures, quelques belles descriptions de paysages échappent néanmoins à cette règle. Personnellement, j'ai pris ces passages comme un message d'espoir.

Par contre, les références sur l'histoire du Congo peuvent être indigestes pour ceux qui ne  la connaissent pas. Cependant, le lecteur peut passer outre ces passages, sans que cela gêne la compréhension de l'histoire.


Que penser des personnages ?
Serge Papadakis ne peut qu'être antipathique, de prime abord. Cependant, le personnage va évoluer et nous devenir plus sympathique, au fur et à mesure que ses souffrances et ses failles nous seront dévoilées. Je ne peux pas vous indiquer ce que je pense de Thomas, le fils car, si je le faisais, je vous spolierai toute l'histoire.


En conclusion ?
A la lecture du synopsis, j'ai supposé que la fin serait soit totalement morbide, (comme dans les films d'horreur) soit totalement heureuse, (comme dans les films d'animation Disney).  En fait, ce n'est pas aussi simple que ça. Je pense que l'auteur a voulu nous en laisser seuls maîtres, selon nos propres expériences de vie et nos propres valeurs. A vous donc d'en juger....


Extrait du livre

"Elle était allongée par terre. Il lui mettait des coups de pieds partout. Surtout dans le ventre. mais elle bougeait pas. Je me suis jeté sur lui. J'ai crié, il m'a mis une gifle. Tellement forte que je suis tombé. C'est là que j'ai vu le sang. Sous...Sous la tête de maman. J'ai crié encore. Je voulais avertir mon père. Je pensais qu'il ne s'en était pas rendu compte.
[...]
L'inspecteur me regarde à nouveau. Je lis dans ses yeux de la colère.
-C'est tout ?
Non. Ce n'est pas tout. Mais ça, je n'arrive pas à le sortir. C'est pire que ce que je viens de vivre. Ce que m'a dit mon père, pendant qu'il sirotait son ouzo devant le cadavre de ma mère, je voudrais ne jamais l'avoir entendu.
"Regarde-la bien. Elle a eu que ce qu'elle méritait. Même pas foutue de me pondre un fils cette connasse."
[...]
"Eh oui, crapaud. T'es pas à nous. On t'a adopté. Enfin, surtout elle. Parce que moi..."






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