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vendredi 26 janvier 2018

[Chronique] Les filles de Roanoke






Parution le 7 juin 2017
chez Édition Autrement
 347 pages - 0.00 E
One Shot



Dans une petite ville du Kansas, les filles Roanoke sont enviées de tous. Belles, jeunes et riches, elles vivent avec leurs grands-parents sur le domaine familial, au coeur des champs de blé. Quand Allegra disparaît, après la fin tragique qu'ont connu Camilla, Penelope et Eleanor, toutes filles de la lignée Roanoke, sa cousine Lane part à sa recherche. Elle découvre de sombres secrets de famille.













Pourquoi ce livre ?
Camille, une amie qui a des goûts littéraires proches des miens, nous l’a présenté comme un coup de cœur lors de notre dernier club de lecture. Donc sans attendre et dès en rentrant, je vais sur le site de médiathèque : et là au miracle ils l’ont !! Je ne peux que donner raison à Camille, ce livre m’a tenu en haleine jusqu’à très très (trop) tard la nuit.


De quoi parle t-il ?
L’ambiance lourde et chargée de souvenirs d’un manoir de famille, une ligné de filles aux destins tragiques, et pourtant pas un geste de violence, pas d’entrave dans leurs mouvements, et toutes convergent vers le même dilemme : partir sans retour ou mourir. Mais qu’est-ce qui peut bien arriver aux filles de Roanoke ?


Que penser de l'histoire et des personnages ?
Un suspense haletant à vous tenir éveillée la nuit, une construction narrative exceptionnelle, on est à Roanoke, on devient une fille de Roanoke, et nous aussi on n’en sort pas indemne. Même si j’ai rapidement compris ce qui n’allait pas dans cette famille, cela n’a en rien gâché ma lecture. Bien au contraire, l’impatience me guettait à chacune des pages parcourues.

Le personnage principal de ce livre est Lane Roanoke, fille de Camilla Roanoke. Suite au décès de sa mère elle va rejoindre le manoir familial, et cette famille qu’elle ne connaît pas. Entre les ascenseurs émotionnels de l’adolescence, la découverte d’une famille, et de ses propres failles, Lane nous emporte tour à tour dans ses souvenirs et dans le présent.

Ponctuellement on retrouve le récit de la vie des autres filles Roanoke, celles du passé qui ont toutes laissé leurs empreintes. On assiste à un moment crucial de leur vie, comme si l’on découvrait tout cela au travers de la petite lorgnette, un peu comme un voyeur…

On est dans la tête des personnages, on pense que l’on agirait autrement à leurs places, mais comme dit l’adage « il y a la théorie, et il y a la pratique ». 

On a un sentiment de mal-être qui nous gagne, tant par le comportement de cette famille et des gens qui gravitent autour, que les lieux qui rendent les scènes oppressantes.


En conclusion?
Mon coup cœur et ce depuis plusieurs mois!  J’ai vécu cette lecture comme une véritable immersion dans le temps et l’espace. J’ai oscillé entre « Oh lala nooooon », « Hein non mais ce n’est pas possible LAAAAAANEEEE » et le « vite vite la suite ». Je vivais chaque instant avec Lane, je respirais avec Lane, j’hésitais avec Lane, une véritable immersion ! J’aimerais tellement vous en dire plus ! Mais en aucun cas je ne veux vous spoiler ! N’hésitez pas à me dire ce que vous en pensez! Je vais tenter d’autres livres d’Amy Ehgel, et j’espère y trouver de nouvelles nuits blanches !



Extrait du livre

" Roanoke était visiblement été bâtie sur le modèle de la ferme traditionnellement – bardeaux blancs, véranda ouverte tout autour de la maison, chien-assis. Mais des constructions fantaisistes avaient été ajoutées au fil des ans : une tourelle en brique d’un côté, une maison en pierre indépendante greffée dans le prolongement arrière et un mur de bardeaux blancs, plus neufs et plus hauts, de l’autre côté. On aurait dit des éclats de maisons géants, agglutinés sans ma moindre considération d’esthétique ou d’harmonie. La bâtisse était à part égales horrifiante et fascinante.
Je glissai du véhicule, mes yeux ricochant sur tous les angles et matériaux étranges pour tenter d’y trouver un sens. Ça ressemblait à la construction d’un fou, ou de quelqu’un qui s’en foutait complètement. C’est seulement en regardant le grand proche d’entrée une deuxième fois que je remarquai la fille balançait sur la pointe des pieds, comme prête à voler à ma rencontre. "

 



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