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lundi 21 mai 2018

[Chronique] Le mystère Sherlock





Parution le 2 février 2012
chez Buchet-Chastel
Existe chez Pocket
 328 pages - 20.30 E
One Shot




Meiringen, Suisse. Les pompiers dégagent l’accès à l’hôtel Baker Street. Cet hôtel, charmant et isolé, a été coupé du monde pendant trois jours à cause d’une avalanche. Personne n’imagine que, derrière la porte close, se trouve un véritable tombeau. Alignés dans les frigidaires, reposent les cadavres de dix universitaires. Tous sont venus là, invités par l’éminent professeur Bobo, pour un colloque sur Sherlock Holmes. Un colloque un peu spécial puisque, à son issue, le professeur Bobo devait désigner le titulaire de la toute première chaire d’holmésologie de la Sorbonne. Le genre de poste pour lequel on serait prêt à tuer…
 











Pourquoi ce livre ?
Comme je vous l’avais indiqué dans une précédente chronique de suis très sensible à la première de couverture, et j’ai donc tout de suite était attiré par ce livre (au format poche). Il a donc tout naturellement rejoint ma PAL. Après avoir fini les Faux plis de l’amour, de Katherine Heiny, j’avais envie d’un livre plus enjoué, plus léger dans sa thématique, et en parcourant ma bibliothèque j’ai choisi ce roman.


De quoi parle t-il ?
Un congrès et dix aficionados de Sherlock Holmes, dix morts et un hôtel coupé du monde. Un huit clos aux inspirations des grands policiers, le tout teinté d’humour, tel était le programme annoncé. On suit dix universitaires aux traits de caractères exacerbés, voir caricaturaux : la bombasse, le drogué, le narcissique… dont l’objectif est de convaincre le professeur Bobo que la chaire universitaire d’holmésologie qui vient d’être créée doit leur revenir. Ainsi la névrose rencontre l’ambition, et les situations rocambolesques qui vont de paire.


Que penser de l'histoire et des personnages ?
Il y a quelques temps Sharlène n’avait demandé quel était mon livre préféré, et je lui avais répondu "Les Dix petits nègres" d’Agatha Christie. Ce livre même si il en adopte les codes, et loin d’en maîtriser les ficelles, ces dernières étant à mon sens grossières et prévisibles. J’ai en effet très rapidement saisi qui était le marionnettiste derrière tout ça, l’auteur n’ayant pas réussi à me berner.

Le postulat de départ était séduisant, mais la construction narrative basé sur la lecture de journaux ou de lettres laissés par ces universitaires décédés, le tout ponctué de passages narratifs, rendent le rythme du récit inégal, et certains discours tenus par les personnages sont vraiment de l’ordre de la caricature. 

Je n’ai apprécié aucun des personnages, et compte tenu de leur attitude détestable, et l’ai souhaité la mort rapide de certains je dois bien le reconnaître (faute avouée faute à moitié pardonnée ☺).


En conclusion?
Je ressors peu enthousiaste de cette lecture et mitigé quant à l’intrigue et son dénouement. Je pensais que le ton léger de ce récit donnerait un ton décalé et humoristique à l’intrigue policière. Mais il faut croire que je n’ai pas été réceptive à l’humour de l’auteur...



Extrait du livre

" « Bloc-notes d’Eva von Gruber
Perchois : Bien calmé aujourd’hui. Penser à remettre une couche demain, cette fois en public (faire une petite vanne sur sa calvitie, toujours efficace avec les mâles).
McGonaghan : Se méfier, très coriace. Eviter attaque frontale. A appâter, ferrer puis remonter doucement pour lui faire mordre la poussière.
Bobo : Cible numéro un, objectif chaire de la Sorbonne. Attention : le vieux tient debout par miracle, à manipuler avec précaution. » "

 



1 commentaire:

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