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vendredi 26 octobre 2018

[Chronique] La dernière fugitive




Parution le 5 mars 2015
chez Gallimard
Collection: Folio
 400 pages - 8.30 E
One Shot



1850. Après un revers sentimental, Honor fuit les regards compatissants des membres de sa communauté quaker. Elle s’embarque pour les États-Unis avec sa sœur, Grace, qui doit rejoindre son fiancé. À l’éprouvante traversée s’ajoute bientôt une autre épreuve : la mort de Grace, emportée par la fièvre jaune. Honor décide néanmoins de poursuivre son voyage jusqu’à Faithwell, une petite bourgade de l’Ohio. C'est dans cette Amérique encore sauvage et soumise aux lois esclavagistes, contre lesquelles les quakers s’insurgent, qu’elle va essayer de se reconstruire.












Pourquoi ce livre ?
Là encore un livre proposé dans le cadre du club de lecture. Mais j’avais depuis quelques temps un autre livre de cet auteur dans ma PAL. Je n’avais aucun a priori, car j’ignorais même l’existence des quakers, que j’ai confondus dans un premier temps, à tort, avec des amish.


De quoi parle t-il ?
Honor arrive dans l’Ohio après avoir perdu sa sœur, morte de la fièvre jaune, et laissé sa famille en Angleterre ; la traversée vers le continent américain est sans retour possible. Les codes de l’époque, lors de la grande conquête de l’Ouest, nous ramène dans la vie difficile et démunie des hommes. Les quakers tentent de préserver toute forme de vie : spirituelle et religieuse, mais également matérielle (même simple) et alimentaire.

J’ai également pu découvrir ce qu’était le « chemin de fer clandestin », fait de routes secrètes et de points de rencontre et de cachettes tous aussi secrets. J’ignorai que les quakers étaient opposés à l’esclavagisme. Et le combat idéologique d’Honor l’a certes éloignée de sa nouvelle famille, mais rapprochée du monde contemporain et des habitants des villes voisines.


Que penser de l'histoire et des personnages ?
Honor qui sous des traits parfois un peu naïfs, se révèle être une femme courageuse, au caractère bien trempé, tout comme ses idées ! Si au commencement du récit j’ai eu du mal à m’accrocher à ce personnage, son évolution m’a davantage plu et je fus déçue lorsque je refermais ce livre, déjà la fin…

L’un des principes des quakers qui m’a beaucoup marqué est celui de ne pas mentir. Ce qui vous vous en doutez donne lieu à des situations qui au lieu d’être compliquées (qui était ce que je craignais), sont au contraire simplifiées, voir limpides pour les interlocuteurs concernés.

Cette grande épopée m’a fait penser au style de Tamara McKinley et de Lindsay Chase, deux auteurs que j’ai beaucoup appréciés par le passé. Le style de l’auteur m’a fait penser à un roman écrit au début du XXème siècle, or Tracy CHEVALIER est un auteur contemporain qui vit à Londres depuis 1984.


En conclusion ?
Une jolie découverte ! Il en vrai qu’en ce moment j’ai peu ou pas de déception littéraire, et je savoure ces moments ! Je me suis renseignée et ce livre n’a pas de suite, Madame CHEVALIER tout dépend de vous donc !

Je vous ne dirai pas cette fois-ci que je me laisserai bien tenter par un autre livre de cet auteur. En effet à l’heure où j’écris cette chronique, j’en ai lu un second : La jeune fille à la perle. Cette lecture fera l’objet d’une autre chronique, alors surveillez le blog !




Extrait du livre

" Elle comprit alors que si elle n’était pas capable de supporter la traversée la plus facile que Dieu puisse réserver, elle ne pourrait jamais retourner en Angleterre. Pendant que Grace, agenouillée sur les quais, remerciait le Seigneur de leur avoir permis d’atteindre l’Amérique, Honor se mis à pleurer, sur l’Angleterre et sur son ancienne vie. Un océan monstrueux s’étendait désormais entre elle et son foyer. Elle ne pourrait jamais retourner là-bas. "
 




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