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lundi 29 octobre 2018

[Chronique] Qui veut la peau d'Anna C. ?





Parution le 22 février 2017
chez Éditions City
 304 pages - 14 E
One shot




Célibataire endurcie et bibliothécaire modèle, Marie n'a vraiment pas de chance dans la vie. Un soir, pour se débarrasser d'un ado boutonneux lui faisant des avances, elle prétend s'appeler...Ana Costello, un nom entendu par hasard. Peu après, elle se retrouve braquée par des malabars menaçants recherchant justement une certaine...Ana Costello ! Mais qui est donc Ana C. ? Pour se sortir de cette embrouille, la sage bibliothécaire peut compter sur l'aide du séduisant Grégoire, un architecte SDF qui a volé à son secours. Ils ne seront pas trop de deux pour démêler cet imbroglio et l'aider à reprendre sa vie en main....










Pourquoi ce livre ?
Un passage au Salon du Livre de Royat est toujours pour moi l'occasion de voir les auteurs connus mais aussi de découvrir de nouveaux horizons. Ce livre m'a attiré non seulement parce que le personnage principal est une bibliothécaire (un de mes anciens métiers) mais aussi parce que le résumé de la quatrième de couverture promet une franche rigolade.


De quoi parle-t-il ?
Une citation que Sophie Henrionnet affectionne particulièrement de V. HUGO pourrait résumer l'histoire du livre : "et puis il y a ceux qui vous disent un mot, une phrase, vous accordent une minute, une demi-heure et changent le cours de votre vie". Ainsi, Marie, une bibliothécaire tout à fait ordinaire, voit sa vie ébranlée lorsqu'elle entend la conversation de deux hommes en costume, dont le sujet est une certaine Ana Costello. Agressée par ces individus après avoir fait croire à un amoureux transi qu'elle se prénommait ainsi, elle est sauvée par Grégoire, un SDF.


Que penser de l'histoire et des personnages ?
J'ai adoré ce récit d'un croisement entre plusieurs personnages, au détour d'une soirée dans un bar. Ils n'auraient jamais dû se rencontrer, et pourtant, le hasard fait que leurs destins vont être non seulement liés mais aussi modifiés.

De plus, j'ai aimé le style narratif qui fait penser à celui du théâtre de boulevard, avec les situations rocambolesques et les dialogues en forme de tirades. L'humour en est ainsi plus savoureux. D'ailleurs, l'auteure fait dire à Marie qu'elle regarde "la comédie humaine qui se jouait là". Il est relevé également par une pincée "so british", telle que l'on retrouve dans les œuvres de M.C. BEATON.

Les descriptions du comportement des héros sont tellement détaillées qu'on les entendrait presque nous parler. Même les silences des personnages dans les dialogues sont décrits par des points de suspension. Tout ceci permet au lecteur de ressentir de l'empathie pour eux.

Marie est adorable, drôle et on se demande comment elle fait pour avoir autant de tuiles dans une journée !!! Cela m'a fait penser aux films avec Pierre Richard. J'ai apprécié aussi qu'elle ne soit pas le parangon de la morale comme Wonder Woman et qu'elle ait des pensées normales comme vouloir assommer sa rivale professionnelle à coups de dictionnaire !!! 

J'ai aussi aimé son imagination débordante qui fait qu'une tache de sang sur une porte de commissariat devient une trace du passage d'un sérial killer !! Un grand moment de rigolade !! Pour une fois, c'est un homme, en la personne de Grégoire,qui ajoute la touche "féminine": il est touchant, semble fragile mais quand même fort dans ses convictions et sa détermination.



En conclusion ?
De grands moments de rigolade en perspective !!



Extrait du livre

"-Mais mutain de mordel de l'herbe ! je n'ai pas envie que vous meubliez ! Je n'ai pas envie de vous parler ! Je ne veux pas vous connaître ! Vous allez prendre mon vélo et tailler la route, OK ? Qu'est-ce que ça peut peut bien vous faire que j'ai une place de parking, que je me déplace à vélo, à poney ou à dos d'autruche unijambiste ? Je vous pose des questions, moi ? Est-ce que je vous demande ce que vous faites dans la vie ? Est-ce que ça m'intéresse si vous avez dix frères, cinq soeurs, si vous habitez dans le huitième ou à Tataouine-les-Ombrelles ? Non ! je m'en contrefous, je m'en cogne, je m'en bats l’œil ! Alors, ok, d'accord, merci de m'avoir sauvée tout à l'heure, ok...Sincèrement MERCI ! Mais on en reste là !"





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