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vendredi 24 mai 2019

[Chronique] Les gratitudes




Parution le 6 mars 2019
chez JC Lattes
 192 pages - 17 E
One Shot



"« Je suis orthophoniste. Je travaille avec les mots et avec le silence. Les non-dits. Je travaille avec la honte, le secret, les regrets. Je travaille avec l’absence, les souvenirs disparus, et ceux qui ressurgissent, au détour d’un prénom, d’une image, d’un mot. Je travaille avec les douleurs d’hier et celles d’aujourd’hui. Les confidences. Et la peur de mourir.  Cela fait partie de mon métier. Mais ce qui continue de m’étonner, ce qui me sidère même, ce qui encore aujourd’hui, après plus de dix ans de pratique, me coupe parfois littéralement le souffle, c’est la pérennité des douleurs d’enfance. Une empreinte ardente, incandescente, malgré les années. Qui ne s’efface pas. »
Michka est en train de perdre peu à peu l’usage de la parole. Autour d’elles, deux personnes se retrouvent : Marie, une jeune femme dont elle est très proche, et Jérôme, l’orthophoniste chargé de la suivre."













Une fois de plus j'ai eu la chance de recevoir ce livre dans le cadre d'un service de presse de la maison d'édition JC Lattes que je remercie. Delphine De Vigan est une auteure que je souhaitais découvrir depuis longtemps, et ce fut une chouette découverte! Allez je vais vous en dire un peu plus...

Je voudrais tout d'abord vous parler de Michka, la mémoire parfois vacillante toute comme sa démarche. Une femme qui a eu une vie bien remplie, mais qui aujourd'hui est rattrapée par la vie. Elle mélange confond ses mots qu'elle a autrefois appris, apprivoisés, et qui furent son quotidien professionnel. Mais aujourd'hui Michka est ce qu'on qualifierait de vieille femme, pleine de sagesse et de bienveillance.  Je me suis rapidement attachée à Michka. Deux autres personnages sont présents dans ce roman : Jérôme, l’orthophoniste, qui suit Michka et travaille avec elle son aphasie ; et Marie est une voisine de Michka qu’elle connaît depuis son enfance.

Michka trop âgée pour vivre seule va être placée dans un foyer. Elle va y découvrir la vie dans ses centres, où les pensionnaires sont davantage des patients, et où on l’accompagnera dans les choses simples de la vie, là où le mot “dépendance” prend tout son sens.

Un livre plein de poésie sur le temps qui passe et de l’importance de la communication verbale avec ceux et celles qui nous entourent. Au travers des mots on peut exprimer tant de choses : des points de vue, des souvenirs mais aussi des sentiments. Il ne fait pas toujours repousser à demain les choses que l’on veut exprimer à ses proches, car le temps passe très vite, et seuls les mots restent.

1 commentaire:

  1. Très curieuse de lire d'autres romans de l'autrice (dont celui-ci), après avoir eu un coup de cœur pour No et moi et avoir été très marquée par D'après une histoire vraie.

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